Quel rôle pouvons nous jouer ? Pêche en bateau - Saint Gilles Croix de Vie - Pont d'Yeu - 21 août 2014 Les résultats de l'enquête sur l'ethique des pecheurs en mer Un montage basique pour la pêche en mer : le montage dit "poils de balai" La pêche à la crevette grise sur le littoral du Nord Pas de Calais. Immersion : Pêche en Vendée semaine du 19 au 27 juin 2010 Masque et tuba : un autre regard sur le monde marin. Le carrelet ou plie - Pleuronectes platessa Pêche à Boulogne-sur-mer le 19 avril 2017 Pêche en surfcasting le 25 octobre 2009 - Bretignolles la Sauzaie Le lompe - Cyclopterus lumpus
-
Tailles minimales et réglementation de la pêche en mer de loisir sur une application Android

6 jours de surfcasting dans le delta de l’Ebre - Catalogne - Espagne -20 au 27 juillet 2006

mardi 1er août 2006. 
71792  
7
 


Nous sommes partis cette année avec pour objectif la pêche du Tassergal en surf casting.

L’équipe au complet : Florian, Marco, Matou et enfin Gribouille notre mascotte
Vue Google Earth du Delta de l’Ebre

2 techniques sont possibles à notre connaissance :

- l’une consiste à lancer un vif maintenu sur le fond

- l’autre consiste à laisser nager librement un vif qui est repéré grâce à un ou deux ballons baudruches fixés sur le corps de ligne.

(cf : René Fourmilier - Techniques de surfcasting en Mediterranée - édition Vidéotel International)

Dans les 2 cas, la recherche de vifs est primordiale.

C’est pourquoi nous tentons notre chance dès le jour de notre arrivée à Riumar. Nous y avons déjà pris quelques mulets au cours de nos précédents voyages.

1er jour : pêche du mulet à Riumar

Nous prenons une bonne dizaine de mulets (à la ligne ou à l’épervier), et conservons les specimens mesurant 25 à 35 cm. Les autres sont remis à l’eau.

Ceux-ci sont conservés dans une bourriche anglaise. Il seront ensuite transportés dans une glacière jusqu’au lieu de pêche pressenti pour la recherche du Tassergal : Illa de Buddha.

Mulet sauteur de 55 cm
Video mulet sauteur

Nous passons notre première nuit sur le delta et, content de notre récolte de vif, songeons à l’utilisation qui en sera faite le lendemain. Trouverons nous l’adversaire recherché ?

2eme jour au 5eme jour : pêche du tassergal à Illa de Buddha

Le lendemain matin, nous prenons le bac et traversons le fleuve.

Transbordador la Cava - Deltebre

Nous nous reposons et nous baignons toute la journée en attendant l’heure propice à la pêche. Nous préparons le matériel en fin d’aprés midi alors que les flamands roses rentrent de leur voyage quotidien en quête de nourriture. Les choses sérieuses vont bientôt commencer ...

flamands roses en route vers leur dortoir- Illa de Buddha

N’étant pas familier avec la technique du ballon baudruche, nous allons utiliser des montages simples dans un premier temps :
- 1 plombée coulissante de 120 grammes sans grappin
- 1 trainard en 45 centiémes d’une longueur de 50 cm muni d’un hameçon VMC en 1/0
- Le vif est esché à l’aiguille, l’hameçon est placé derrière la dorsale

Montage coulissant avec 2 agraffes : l’une pour le plomb, l’autre pour le trainard
Montage coulissant de second type : le plomb coulisse sur l’arrachée

4 cannes seront utilisées : 2 threecast 455 tecnofish, 1 Daiwa Tournament et 1 bonne vieille sportex kevlar.

Florian en plein apprentissage
Marco finalise ses montages et Matou est élu reporter photographe du séjour

Tout est prêt, nous nous plaçons face à un trou repéré pendant nos baignades de l’aprés midi. 2 cannes sont placées à l’entrée gauche du trou, les 2 autres à l’entrée droite. Le soleil se couche. L’attente commence...

le soleil se couche ...
L’attente commence ...

22h30, il fait nuit et toujours rien. Nous décidons de pecher jusqu’au lendemain matin, nous installons une tente, deux equipes sont formées : Marco et Florian, Matou et moi-même. Les uns se reposeront à l’abri des moustiques (qui nous harcélent en nombre) sous la tente tandis que les autres surveilleront les cannes.

Premier quart (22h30 - 2h30) : rien. La plupart des mulets sont morts. La chaleur est écrasante et l’atmosphére trés humide. Les moustiques ne cessent pas de nous "dévorer" malgré l’utilisation d’un répulsif. L’attente est trés éprouvante. Nous décidons d’escher les "vifs" tels quels. Nous avons confiance, quelques sauts de mulets non loin du bord maintiennent la flamme.

Marco et Florian prennent le second quart, nous échangeons nos impressions. Ils doivent être là. Patience.

3h30 : alors que je dors (à moitié) j’entends Marco se lever brusquement aprés un tac violent de l’une des cannes sur le trépied. Je sors vivement de la tente, alors que le frein se met à chanter - Tout le monde se léve et retient son souffle. Marco prend la canne en main et la redresse légerement tout en bloquant le frein manuellement. Rien ... Nous examinons le matériel : l’hameçon est ouvert. Je tente de le redresser à la main, je n’y arrive pas. Nous le changeons, eschons un mulet mort et remettons à l’eau. Nous papotons, emettons des hypothéses. Plus personne ne dort. 15 minutes passent et nouveau départ identique au premier : le trepied bouge, la canne s’incurve, le moulinet hurle. Une nouvelle fois, cela céde. 3 autres departs auront ainsi lieu jusqu’à 5 heures. A chaque fois c’est l’hameçon qui cédera. Nous continuons à pêcher jusqu’à 8h30.

5 departs, 5 hameçons qui ne résistent pas

à gauche l’hameçon VMC 1/0 dans sa forme originale. A droite, ce qui advient de nos hameçons à chaque départ.

Le lendemain, nous retournons faire provision de mulets. Nous n’essayons pas de les garder vivants puisque cela prend sur mulet mort. Je tacherai de faire un ou 2 mulets vivants sur place pendant la partie de pêche pour pouvoir tenter la pêche au ballon.

Nous prenons des mulets sur place

Nous recherchons également les hameçons adéquats dans l’attirail emporté avec nous : il me reste quelques hameçons Owner en 4/0. Nous tenterons de pêcher avec ceux là.

Hameçon Owner

Les "cicatrices" de la veille sont nombreuses et visibles : les moustiques ne nous ont pas raté , nous nous enduisons de créme et tentons diverses choses plus ou moins scientifiques pour diminuer les démangeaisons.

Aprés une bonne sieste sous un bouquet d’arbre, nous nous préparons pour une deuxième soirée de pêche.

Nous pechons au même endroit que la veille, et utilisons les mêmes montages.

Les 2 groupes se reforment et c’est parti... Rien jusqu’à 4h00, la lune se léve (quart descendant). Marco m’appelle pour que nous prenions notre quart, quand l’un de ses moulinets se met à hurler. Il prend la canne en main, reserre légérement le frein : rien ... Cette fois ci l’hameçon n’a pas céder. Le mulet est complétement disloqué. Pas de chance ... N’ayant plus l’envie de dormir, Marco et Florian reste en ma compagnie.

Florian et Marco pleins d’espoir

Nous discutons :
- les touches commencent toujours au même moment, lorsque la lune se léve.
- cette fois ci l’hameçon a tenu.

Nous sommes sur la bonne voie.

Je me remet à l’abri sous la tente quand à nouveau un frein se met à crier. C’est une de mes cannes, le frein chante, je léve la canne et freine le tambour de la main, le poisson est accroché. Cela ne lache pas. C’est vif, c’est lourd et cela se défend. Je serre un peu le frein, il est toujours là et continu à prendre du fil. Mon nylon se détend, il fonce sur nous. Je mouline afin de garder le contact et hurle à Marco de relever les autres cannes. Le poisson entame un virage et part maintenant sur notre gauche, il doit être à 50 mètres du rivage. Je ne le controle pas mais parviens à garder le contact. Il fait demi-tour et se dirige droit vers les nylons des autres cannes. Je vois ma seconde canne à gauche s’agiter, il l’a embarquer. Il continu sur la gauche et embarque la canne de Marco qui est restée à l’eau. Pendant que j’essaie de ne pas le perdre, Marco et Florian s’active pour tenter de trouver une solution. Le poisson continu à se battre, merde ... merde ... merde ... il lache.

Nous relevons, défaisons les nylons mêlés... encore une erreur. Nos cannes ne sont pas assez espacées.

Nous remettons à l’eau. Nous enregistrons un nouveau départ vers 5 heures : une nouvelle fois le mulet est disloqué, mais pas de poisson.

Nous allons nous coucher vers 8h00.

le soleil se lève sur illa de buddha

A notre réveil, nous prenons le chemin d’Ampolla, nous faisons l’acquisition de triple en 3/0 équipé de bas de ligne acier.

Nous faisons également provision de mulets.

Nous decidons d’attendre 3h00 du matin pour débuter la pêche. 3h30, nous sommes prêts. 4h30, la lune se lève. 4h35, premier départ. Encore une fois, la touche est identique : la canne plie, le frein se met à chanter. Encore une fois, le poisson n’est pas pris : le mulet est déchiqueté, le cable acier est fortement abimé (enroulé sur lui même). Nous continuons à pêcher jusqu’au petit matin. Nada ...

fatigués ...
Dépités ...

Le poisson, les moustiques, la chaleur nous ont fatigué. Nous decidons de nous accorder une pause touristique et de trouver un coin de pêche "peinard" pour nous reposer. Nous reviendrons, frais et dispos.

A suivre ...

6eme jour au 8eme jour : pêche de la dorade à San Carles de la Rapita

Sar - Diplodus sargus sargus
Vers de chalut - Llobarero - El-Hamr

Halla parthenopeia

Matou...cool

Partager cet article !


>> >> >> >> ...