Dès le lendemain de notre arrivée à Cadiz, renseignés par Andres El Isla, webmaster du site Surfcasting Cadiz , nous nous mettons à la recherche de Zahara de los atunes.
Nous longeons la côte : Cadiz, San Fernando, Chiclana de la Frontera, Conil de la Frontera.
Sans doute un peu fatigués par le voyage, nous croyons trouver le bon endroit à la vue du panneau "Zahora playa". Nous en prenons la direction et suivons un étroit chemin. Nous trouvons un lieu agréable, reposant et adequate pour stationner en camping-car. La plage est magnifique, et offre des biotopes divers :
tombants
plage
enrochements
Nous echangeons quelques mots avec un "chasseur sous-marin" qui nous confirme ce que nous pensions en visitant les lieux : Zahora playa est une plage riche en poissons. C’est decidé, nous stationnerons ici quelques jours. Il nous indique également un distributeur automatique d’appats à Barbate. Nous rebroussons chemin pour nous approvisionner. Nous avions déjà fait l’achat de seiches, couteaux et sardines dans une grande surface locale mais nous n’avions aucun ver à notre disposition.
A notre retour, nous nous mettons rapidement à la pêche (poste marqué 1 sur la vue schématique) avant la tombée de la nuit. Premier lancer et premiere prise pour Marco : un marbré de 25 cm.
Pour Thomas et moi il n’en va pas de même, accrochés, cassés ... Marco suivra notre exemple quelques minutes plus tard. Nous decidons d’attendre la marée basse du lendemain pour mieux observer les lieux.
Nous remballons ... le "chasseur" fait surface .. Il marche lourdement vers nous et nous devinons quelques belles prises à sa ceinture :
un congre qui fait plus du mètre
quelques beaux marbrés et sars(taille superieure à 35 cm)
un bar de 50 cm environs
quelques "borriquete" ou diagrammes (Plectorhinchus mediterraneus)
Il nous indique un lieu plus à droite dans les tombants.
Nous rentrons avec de beaux sourires. Le repas est animé et les hypothéses sur la strategie de pêche et sur les prises de ce chasseur sympathique vont bon train.Nous passons une nuit douce, agréable et pleine de promesses. Decidement la chance nous sourie.
Le lendemain matin, les enrochements sont bien visibles et la plage se decouvre completement.
A marée basse, il se forme une sorte de lagon dont la profondeur atteint 0 à 1 mètre maximum. Ce lagon est fermé par un plateau rocheux et de nombreux cailloux. 2 passages d’eau sont visibles, l’un à droite (Nord-Ouest) dans une zone de tombants, l’autre à gauche (SE) dans une zone de cailloux. Le fond du lagon est constellé de cailloux de tailles diverses posés sur le sable.
Nous parcourons ce "lagon" afin d’observer la faune présente : quelques pecheurs à pieds attrapent de beaux poulpes, nous ne remarquons la presence d’aucun ver et trés peu de petits animaux (crabes, crevettes ...). En longeant le bord de la plage, nous remarquons la presence d’orifices semblables à ceux que forme le couteau. Nous nous munissons d’une fourche bêche et de la pompe à vers. Apres plusieurs tentative de capture à la fourche, rien. Marco se saisie de la pompe. Apres deux ou trois tentatives il s’agite en me montrant une sorte de langoustine (5 cm) de couleur blanche et rose. Nous en capturons une dizaine que nous conservant dans l’eau avec quelques algues.
Nous pecherons le soir à marée haute au SE dans les rouleaux, au ras des cailloux fermant le lagon (poste 5 sur le schéma). Cette partie de pêche fut tres agréable mais improductive. Pas une touche ... Les appats, couteaux, "langoustine", vers coreens ... sont remontés intacts. Nous decidons de suivre les conseils du "chasseur" et pecherons plus à droite le lendemain sur l’un des massif rocheux decouvert à marée basse. Nous rentrons.
Pendant la nuit de violentes rafales de vent nous secouent. Le ciel s’est assombri. Au matin, le ciel est toujours tres couvert et le vent encore plus violent. Nous devons nous cabrer sur nos jambes pour ne pas être renversé par les rafales. Deux bon points : pas de pluie, les deferlantes sont magnifiques et longues lorsqu’elles balaient le "lagon".
Nous decidons de pêcher sur le massif rocheux (poste marqué 2)le plus avancé en mer afin de poser nos lancers juste derrière le premier rouleau en formation.
Sur place, les choses sont agités : paquets de mer, rafales de vent ... Mais nous reussissons à nous installer relativement confortablement pour la pêche. Nous crions plus que nous parlons. Nous marchons penchés vers l’avant ou vers l’arriere pour ne pas être "décroché" par une rafale. Les montages seront simples : un plomb coulissant de 120 grammes (sur cassant) à même l’arrachée, une perle, un rolling, une empile de 50 cm en amnesia de 10 livres, un hameçon à tige longue (Tecnofish) n°8.
Il est 15h00 lorsque les trois cannes sont à l’eau, la marée commence à monter. Ver americain, ver coreen, couteau, les trois cannes sont relevées avec trois poissons : une vieille de petite taille, un marbré de 25 cm, un sar de 20 cm.
Nous remettons à l’eau, les deferlantes fusent sur notre gauche et s’enfoncent dans le "lagon". Nous relevons encore 1 sar et 1 marbré, mais avec difficulté, cela commence à accrocher.
Nous cassons 2 montages et remontant encore 3 poissons (sars et vieille). La mer monte toujours et les bassines dans la roche commencent à se couvrir. Je suis accroché. Je débraille l’antiretour et laisse le nylon partir dans la vague. Je tire un peu. Cela vient doucement, sans doute un gros paquet de m... Décroché, je sens quelque chose de lourd qui remonte rapidement vers la surface. Décroché, je mets quelques tours de manivelles beaucoups plus rapides et le nylon part rapidement dans les deferlantes sur notre droite. C’est lourd, c’est rapide... C’est un poisson ! Je vois alors une tête "enorme" dans la vague qui me depasse à droite. La canne est tendu. Je laisse le poisson me depasser, et lorsque la vague mollie je le freine et le deroute vers nous. Il repart vers le large mais face à nous cette fois. Je le freine. Il fait demi-tour. J’attend une vague et donne un coup de moulinet pour le faire se deposer sur la roche. 5 metres, il vient. S’echoue. Marco se precipite et le saisie par une ouie. Il est épuisé, il est à terre !
Nous l’observons, il est magnifique. Je n’en avais jamais pris de si gros, 90 cm de la gueule à la queue. Nous remettons à l’eau mais sommes si souvent en train d’admirer la prise que nous ne prendrons plus rien. Thomas prend des photos, Marco raconte 10 fois la façon dont il s’est saisi du poisson. La joie !
J’appelle Phil, Stf et Julien ....J’envoie des MMS.
Nous rentrons, preparons la bête pour le voyage de retour. Quelques photos encore.
Traduction en espagnol d’Andres El isla
La suite bientôt ...



Bonsoir,
La sorte de "langoustine" dont je parle dans cet article est une Callianasse Blanche (page 102 - Les appats pour la pêche en mer - Patrick Sebile).
Il semble que le nom scientifique soit :Pestarella tyrrhena ou Callianassa tyrrhena.
Je ferais un article dans la rubrique connaissance des espèces et de leur environnement prochainement.
Cordialement,
Eric
Félicitations pour ce joli coup de ligne. Un bar de 90 cm, çà laisse rêveur.
Peut-on en savoir plus ? Qui en est l’auteur, avec quel appât, quel montage ?
Aller, on veut tout savoir !
Amitiés, Jef.
Salut Jeff,
Le montage est celui que j’ai decrit maintenant plus haut : un plom coulissant de 120 g, une perle fluo verte, un rolling, une empile de 50 cm en amnesia 10 lbs, un hameçon à tige longue N°8 (Tecnofish).
L’appat était un couteau entier ligaturé et enfilé à l’aiguille.
Merci encore une fois de ta participation et de ton aide pour opalesurfcasting.
Cordialement,
Eric
Salut Marco, eldk et Thomas, tout d’abord ; quel bar de dingue ! 90 cm, quand vera-t-on ça Digue du Braek ? Sinon j’aurai voulu en savoir plus sur le distributeur automatique d’appâts, comme Michel Chevalet dirait : "comment ça marche ?"
Merci d’avance et meilleurs voeux.
Bonsoir,
j’aurai voulu en savoir plus sur le distributeur automatique d’appâts, comme Michel Chevalet dirait : "comment ça marche ?
Je n’en avais encore jamais vu.
Cela ressemble à un distributeur automatique classique : une photo de ce que tu souhaites, un numero.
Tu approvisionnes la machine en monnaie, tu entres le numero de l’appat désiré, et le tour est joué.
Si cet appat n’est plus disponible, un message te demande si tu souhaites acheter un autre appat ou etre remboursé.
Les appats sont conservés dans une armoire réfrigérée.
Etaient disponibles : bibis (titas), vers coréens (Koreanos), vers americains (americanos) et quelques autres, uniquement des appats vivants et à conservation longue.
Meilleurs voeux à toi.
Cordialement,
Eric
Félicitations à tous pour votre pêche, surtout que ce n’est pas évident de réussir à pêcher un peu en "eaux troubles" je dirai. Voila je pratique aussi la pêche, de Dunkerque à Boulogne, je pêche souvent avec des 160-175 grs et j’utilise donc des cannes en carbone ,plutot en 2 brins, assez puissantes pour ce genres de pêche. Sur vos dernières photos, on voit un peu vos cannes et j’aurai vous savoir leurs nom et leurs marques svp.
A l’occasion ,sur un site de pêche de la cote d’opale.Nathan
Bonsoir Nathan,
Nous avons utiliser les cannes suivantes :
2 tecnofish threecast 455 (4,55 metres et 100-200 grammes)
1 Daiwa Tournament en (4,5 metres et 125-250 grammes)
1 Sert Sunset Reactive (4,2 metres et 100-200 grammes)
Toutes ces cannes sont en 3 brins, pratique pour le voyage.
Cordialement,
Eric