Un peu d’histoire : Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 1953, une violente tempête avec des vents de 55 à 65 noeuds près de la côte des Pays-Bas, génère une très forte surcote. La conjonction des évenements météorologiques et de la forte marée provoque d’importantes inondations sur les côtes des pays-Bas et de l’est de l’Angleterre. On dénombre 1800 morts aux Pays-Bas et 307 en Angleterre.
Cette catastrophe majeure conduit à la mise en place du "Delta Plan" aux Pays-Bas : reconstruction et renforcement des protections côtières et construction de barrages dans les estuaires.
C’est non loin de l’un du barrage d’Oosterschelde que nous avons décidé de pêcher.
La plage présente une pente assez prononcée avec de profondes baches.
Elle est constituée de sable un peu plus grossier que celui de Dunkerque. A environ 300 mètres du rivage, un trés fort courant crée de l’écume ainsi que de gros remous, ce courant part vers le large. Plus prés, à 100 mètres environs, les vaguelettes à la surface de l’eau qui sont paralléles à la plage laissent deviner la présence de baches trés profondes et de courants d’eau se dirigeant vers le barrage. Un premier lancer effectué sans montage à environ 140 mètres confirme cela : le plomb dérive trés rapidement vers le barrage, à la remontée il accroche trés fortement sur la pente des bancs.
Les conditions météo sont les mêmes que celles du nord de la France, ciel chargé et brumeux, vent de secteur est, température de l’air autour de 2°C, température de l’eau à environ 7°C.
Nous débutons notre partie de pêche vers 17h00. C’est Augustin qui inaugure les prises avec une belle limande. Nous le rejoignons rapidement avec la prise de cabillauds non maillés (bien evidemment remis à l’eau). Nous prenons également des limandes qui elles par contre sont toutes largement maillées (LT supérieure à 26 cm).
Différents montages sont utilisés : 3 empiles et perles, trainard coulissant d’environ 1 mètre avec porte appât.
Pour ma part je n’ai utilisé que des montages avec porte appat et un trainard coulissant d’environ 1 mètres en amnésia translucide 5 kg ou amnésia rouge 9 kg. Les hameçons utilisés étaient des Gamakatsu à tige longue n°1.
Différents appats sont testés : arénicole fraiche, seiche, mye, poisson crevette, gueulin de maquereau.
Jusqu’à environ 21 heures, tous ces montages prennent du poisson et seule l’arenicole donne des resultats. Ensuite, seul les montages avec 1 empile en trainard eschés d’arénicole seront efficaces .
Vers 21h30, le premier "hu hu morue" retentit : le premier cabillaud correct est pris (46 cm).
Les prises diminuent ensuite jusqu’à la marée basse vers 22h30.
Nous decidons de continuer pendant l’étal et 1 heure de la marée montante.
Quelques limandes sont encores prises mais malheureusement aucune belle morue ne vient recompenser nos efforts.
A noter la prise insolite d’une femelle de tourteau bien pleine.
Nous cessons la partie de pêche vers 1h00 afin de nous installer pour la nuit. Nous reprenons la pêche le lendemain matin vers 8h30.
Seules des morues non maillées seront prises. Les prises de belles limandes continuent. Comme la veille, seuls l’arénicole et les montages en trainard sont efficaces.
Fatigués par une nuit passées sous la tente avec une température inférieure à 2° C et une humidité forte, nous decidons de prendre le chemin du retour vers 11 heures.
Augustin, Thierry et François posent pour la photo souvenir.
Gribouille qui lui ne semble ni géné par le froid ni fatigué prospecte une bache en quête de petits poissons pour son déjeuner.
Une sortie à réitérer ...
Bonjour à tous,, c’est sur que ça doit etre sympa et très instructif cette petite sortie
@ plus amicalement christophe
Bonsoir,
Effectivement cette partie de pêche fût sympathique et instructive :
dormir sous la tente avec 1° ou 2° C c’est pas facile. On ne peux s’empêcher de penser aprés cela aux gens qui dorment dehors par obligation.
Nous avons pu nous rendre sur 3 spots de pêches différents - Nous les testerons surement prochainement.
Les Pays bas, ce n’est pas trés loin. Nous étions en place aprés environ 2 heures de route en passant par le tunnel de Terneuzen . Les gens sont accueillants et se font un plaisir de vous adresser un ou deux mots en français.
Je donne l’adresse d’un site qui comme opalesurfcasting relate la "vie de la pêche aux Pays Bas".
Cordialement,
Eric
PS : pour la doguette le mot neerlandais est Gul ou Kabeljau pour les morues de taille plus imposantes
Oui, hélas peu de poisson, mais un souvenir très chargé. Je suis très content d’avoir effectué ce voyage, et surtout avec des personnes très sympatiques dont ils font part d’une importante pratique de la pêche en mer. Je pense et cela très fortement que ce sera grâce à eux si je progresse dans ce loisir. J’espère y retourner rapidement pour essayer à nouveau de prendre du poisson de taille correcte. Je tiens à remercier Eric, François et Thierry par leur gentillesse, pour m’avoir permis de faire cette sortie et de pouvoir au moins une fois dans ma vie de pêcher hors de la France.
Merci Encore
Cordialement Augustin