Réseau national de surveillance de la qualité de l’eau et des sédiments des ports maritimes
Jusqu’en 1997, parmi les réseaux nationaux de suivi du milieu littoral existants, aucun ne prenait en compte la problématique portuaire. Or, les activités pratiquées dans les ports maritimes influent sur la qualité du milieu aquatique malgré les mesures de prévention mises en place sans toutefois que leur impact soit réellement bien connu. C’est pourquoi, par circulaire du 7 mars 1997, le Ministère chargé de l’environnement a mis en place le Réseau national de surveillance des ports maritimes dénommé RÉPOM, à partir des réseaux départementaux de suivi de la qualité des ports que géraient les Cellules Qualité des Eaux Littorales (CQEL) avec la participation financière de nombreux gestionnaires de ports.
L’objectif du RÉPOM
L’objectif du RÉPOM est d’évaluer et de suivre l’évolution de la qualité des eaux et des sédiments des bassins portuaires afin, à partir des résultats obtenus, d’identifier l’impact de ces installations portuaires sur les usages du milieu, qu’ils soient pratiqués dans l’enceinte ou à proximité du port.
Les ports concernés
Les différents types de ports maritimes sont pris en compte : ports militaires, de commerce, de pêche et de plaisance. Hormis les ports militaires, les ports ont été répartis en 3 ou 4 classes, selon leur importance. Seuls ceux de classes 2, 3 ou 4 font l’objet d’un suivi.
En 2003, le RÉPOM concerne 186 ports dans 24 départements littoraux en métropole et 5 ports outre-mer.
Les programmes
Le RÉPOM comporte deux programmes : le programme Eau, le programme Sédiment. Une trame minimale en terme de fréquence d’analyse et de nombre de points de prélèvement, commune à tous les départements, a été définie, les CQEL pouvant en moduler le contenu en fonction de leur problématique locale (voir tableau ci-dessous).
Le programme Eau
Les paramètres à analyser ont été retenus dans un objectif de connaissance globale de la qualité des eaux et pour attirer l’attention des services concernés sur l’existence ou la présomption de tel ou tel problème et non pas pour rechercher un type de pollution spécifique. Les analyses portent donc sur les principaux germes-tests indicateurs de pollution fécale et sur des analyses physico-chimiques simples.
Elles sont complétées par des observations du plan d’eau et des abords :
Bactériologie :
Escherichia coli ou coliformes fécaux
streptocoques fécaux
Physico-chimie :
température
salinité
oxygène dissous
matières en suspension
transparence (disque de Secchi)
ammonium
orthophosphates (optionnel)
nitrates (optionnel)
turbidité (optionnel)
Le programme Sédiment Le suivi porte sur les contaminants figurant dans l’arrêté du 14 juin 2000 relatif aux niveaux de référence à prendre en compte lors de l’analyse de sédiments marins ou estuariens présents dans le milieu naturel ou portuaire. Les paramètres mesurés sont :
Descriptif du sédiment
granulométrie
teneur en eau
carbone organique total
aluminium
Micropolluants
arsenic [As]
cadmium [Cd]
chrome [Cr]
cuivre [Cu]
mercure [Hg])
nickel [Ni]
plomb [Pb]
étain [Sn]
zinc [Zn]
hydrocarbures totaux
HAP [hydrocarbures aromatiques polycycliques] (optionnel)
TBT [tributylétain] (optionnel)
PCB [polychlorobiphényles] (optionnel)
Plus d’informations sur Le site du REPOM - Ministère de l’environnement
Quelques documents utiles :
Quelques liens utiles :