Un reportage intéressant sur la solution trouvée par des pêcheurs des Iles Shetlands face à la raréfaction du cabillaud.
Ce reportage a été diffusé le 24 Octobre 2006 au journal télévisé de 20h00.
Bonjour,
J’aimerai apporter un complément d’information et peut être un autre regard sur ce type de reportage. Dans une édition de septembre 2005 du bilan du marché des produits de la pêche au Royaume -Uni, on peut extraire deux paragraphes ayant un rapport avec cet élevage de Morues :
La durabilité de l’exploitation commerciale des stocks de poisson a beaucoup attiré l’attention des médias ces dernières années. Vu la place que prend la morue dans l’assiette du consommateur britannique moyen, l’annonce de l’effondrement des stocks de morue de la mer du Nord a alimenté les rumeurs selon lesquelles il serait irresponsable de manger de la morue, et ce en dépit du fait que seule une petite proportion de la morue consommée au Royaume-Uni est pêchée dans les eaux britanniques. Le Marine Stewardship Council (MSC), dont le siège social est établi au Royaume-Uni, cherche à promouvoir la pêche responsable en instaurant un système de certification et d’étiquetage sur l’emballage. Cependant, seul un nombre relativement petit d’établissements de transformation ont adopté le système de certification à ce jour. Seafish s’est laissé prendre par la vague. Elle cherche à convaincre les consommateurs de ce qu’ils peuvent encore manger du poisson la conscience tranquille et signale que 95 % de la morue consommée dans le Royaume-Uni provient de toute façon de l’étranger. Seafish, qui a toujours eu comme mission de promouvoir la technologie halieutique ainsi que la commercialisation du poisson et des fruits de mer, vient de créer un nouveau programme dans le but d’aider l’industrie britannique du poisson et des fruits de mer à mettre au point une approche concertée responsable à l’égard de la pêche, de l’environnement et de la durabilité.
L’important est effectivement de pérenniser l’espèce sous son aspect commercial d’abord et avant tout, mais y a-t-il un réel intérêt pour le maintient de l’espèce « biologique » ? Il serait légitime de se poser la question au regard de la raréfaction du bar dans son milieu naturel, malgré le fait qu’il fasse l’objet d’un élevage important en Europe. En quoi l’élevage d’une espèce est il le remède a la disparition de cette même espèce sous sa forme sauvage ? Si vous avez des éléments de réponse ou la simple envie d’émettre votre opinion, ce forum est à votre disposition.
Dans ce même rapport, on lit aussi :
Du côté des entreprises aquicoles, Johnson Seafarms, des îles Shetland, a bien réussi à faire parler d’elle. La société, qui a obtenu 44 millions de l’investisseur en capital risque AEC, a récemment fait l’acquisition d’une des deux seules alevinières de morue qui existent en Union européenne. Johnson compte mettre sur le marché la toute première morue d’élevage biologique au monde ce mois-ci et entend produire 15 000 tonnes par an d’ici 2010.
Le reportage sur cette activité se résume à une information publicitaire pour un produit « new technologie » sous le couvert d’un label bio. Il me semble qu’un investisseur n’a pas vocation de philanthropie et que son intérêt majeur se résume au mot « profit ». La seule note qui me semble positive est la terminologie « bio » qui doit en principe exclure toute trace d’antibiotique dans la nourriture des morues, mais cela n’exclu pas la pollution organique qui malheureusement stérilise les alentours immédiats de ces fermes marines. Il suffit pour cela de se reporter aux différentes conclusions écologiques faites au sujet des élevages du saumon en Norvège.
Je n’ai, en conclusion, aucune certitude sur l’impact positif de cet élevage sur notre passe temps préférée : La pêche sportive. Je n’ai que seule conviction : le respect de la taille minimale de capture et si possible en la majorant de plus de 10%
Cordialement
François
Il est dit dans le reportage que les poissons sont nourris avec des déchets de poissons consommés. C’est indéniablement un plus car cela n’épuise pas d’avantge les ressources sauvages. Par contre le reportage se termine sur une note dramatique "il n’y aura bientôt plus de poissons dans la mer" ou un truc du genre... Donc plus de déchets, donc plus d’élevage de cabillauds...
La seule solution demeure une gestion drastique de la ressource sauvage, une limitation de la flotte de pêche hauturière, une pose biologique pendant les périodes de reproduction et une interdiction du chalutage. Sans cela, effectivement, un jour il n’y aura plus rien à pêcher !
Très cordialement, Xavier.
Oui, j’ai vu ce reportage moi aussi. Peut-être et enfin une bonne nouvelle pour la pérennité de cette espèce ?
Amicalement, Jef