Nom scientifique : Gadus morhua (linnaeus - 1758)
Nom vernaculaire français : Morue - Cabillaud - Doguette
Nom vernaculaire anglais : Atlantic cod
Famille :Gagidae Ordre :Gadiformes Classe : Osteichthyens
Etymologie :
Description : ce gros gadidé proche parent du merlan auquel il ressemble fortement, se distingue par son long barbillon au niveau de son menton. Les petites morues sont généralement plus mouchetées que les adultes. Une ligne latérale traverse tout son flanc, cette ligne est caractéristique chez les poissons de la famille des gagidés comme le merlan ou le lieu jaune.
Reproduction : la morue se reproduit de février à avril. La morue atteint la maturité sexuelle vers 3 ou 5 ans. Les femelles pondent plusieurs millions d’oeufs ( environ 500 000 par kilo de femelle ).
Manche Est et Ouest : 59 cm pour les femelles, 53 cm pour les mâles.
Croissance : selon l’IFREMER , la morue a une croissance assez rapide : 36cm à l’âge de 1 an, 42cm à 2 ans, 62cm à 3 ans.
Régime alimentaire : les jeunes morues consomment essentiellement des crustacés ( crevettes - crabes ), des vers marins et des petits poissons. Les adultes se nourrissent de proies plus imposantes : tacauds, harengs mais aussi jeunes morues.
Taille : jusqu’à 1,80 m
Taille règlementaire : 35 cm - Nous vous recommandons de ne conserver que les individus de plus de 60 cm - Ils se seront au moins reproduit une fois.
Préférences :la morue se retrouve sur différents fonds, rocheux, sablonneux et même vaseux. Elle fréquente les eaux froides comprises entre 2 et 10°C.
Périodes et techniques de pêche : les morues se rapprochent des côtes durant l’hiver de novembre à février pour se nourrir de crevettes grises et de gobies ( petits poissons transparents que l’on trouve régulièrement dans les filets à crevettes ). On peut alors les pêcher en surf casting ou à la calée à partir d’une jetée. En bateau, la morue reste une prise courante.
Menaces pesant sur l’espèce : Si elle est "courrue la pêche à la morue", le poisson se fait de plus en plus rare victime de la surpêche. Pêchée pendant des siècles, la morue qui a enrichi des ports entiers est une espèce en danger. Aujourd’hui, on ne pêche que des exemplaires de petites tailles ( autour de 40 cm ) alors qu’il y a encore une dizaine d’années des morues de 4kg ou plus pouvaient se prendre au surf casting par exemple. Malgré l’arrêt total de l’exploitation de cette espèce, le Canada ne voit pas la ressource se régénérer. L’élevage de la morue a été mise en pratique pour répondre à la demande, ce sont d’abord les pays nordiques qui ont investis dans l’aquaculture de cette espèce, la France tente à son tour de s’investir dans cette pratique.
Une grande pollution des zones où elle est pratiquée (déjections des poissons d’élevages)
la diffusion d’antibiotiques (placés dans la nourriture) aux espèces sauvages qui se nourrissent sous les parcs (de tout ce qui n’est pas mangé par les poissons d’élevage)
Et surtout : POUR FAIRE UN POISSON D’ELEVAGE, IL FAUT 4 POISSONS SAUVAGES. L’aquaculture accentue la surpêche. On ne sait toujours pas élever des poissons fourrages pour nourrir les poissons d’élevages...
Très cordialement, Xavier
Merci Xavier pour ces précisions qui nous rapellent que l’aquaculture n’est pas forcément la meilleure alternative pour tenter de préserver une espèce.
Amicalement Matt.