Bonjour à tous,
Comme convenu, nous avons (Henri et moi) rencontré M. LORIOT ce matin. Il est ingénieur subdivisionnaire à la SMBC (Service maritime des ports de Boulogne et Calais), qui n’est autre que la "D.D.E." maritime. A ce titre, il est responsable de la sécurité et de la mise aux normes (j’y reviendrai plus loin) des ouvrages portuaires en question.
M.LORIOT a débuté l’entretien en nous exposant les raisons ayant conduit à la fermeture de la Jetée EST, elles s’orientent sur 2 axes principaux :
Un aspect sécuritaire :
L’augmentation de l’activité portuaire a été jugée incompatible avec la présence de personnes non "badgées", c’est à dire ayant une activité professionnelle en ces lieux. De plus, la configuration-même de la digue est estimée trop dangereuse (Risque de chute depuis l’extrémité de la jetée ou depuis les enrochements faisant face à l’EST). Le tragique décès du pêcheur marckois (voir l’article n°281 du 3/08/04) s’est donc avéré être un facteur déclenchant supplémentaire (de là à dire qu’ils ont sauté sur cette regrettable "occasion", il y a un pas que je n’hésite pas à faire, mais c’est un avis personnel).
Un aspect réglementaire :
M.LORIOT nous a confirmé que les attentats du 11/09/2001 sont, pour partie du moins, à l’origine du durcissement réglementaire que nous subissons. En effet, il existe aujourd’hui une espèce de "plan vigipirate" international qui touche tout ce qui peut-être à l’origine de transferts de fret ou de personnes entre les pays (USA notamment). Les aéroports et les ports sont donc concernés et doivent à présent se plier à de rigoureuses mises aux normes sécuritaires, incluant de fait le badgage de tous ceux oeuvrant en ces lieux (même les forces de l’ordre n’échappent pas à la règle).
De plus, concernant Calais, le problème du flux migratoire est effectivement à l’origine de ce "surcroît" sécuritaire que nous connaissons depuis quelques temps déjà (Y’a qu’à voir le nombre de CRS basés à Blériot, au VVF...).
En conclusion donc, l’ensemble de ces directives sont données directement par le Préfet qui, apparemment, ne souhaite aucunement déroger à ces nouveaux réglements (la "droiture et la rigueur" de l’Etat) ; Ceci dit, il nous a gentiment été notifié que nous n’avions guère à nous plaindre, puisque l’on nous a "généreusement" laissé libre accès à la jetée Ouest.
C’est à partir de là que nous avons exposé nos éléments de réponse dont voici la teneur, dans ses grandes lignes :
Surpopulation sur la jetée Ouest :
Nous avons commencé par enumérer que le problème de sécurité avait été déplacé et non éradiqué ; en effet, comme celà avait déjà été relevé dans de précédents articles, la surpopulation halieutique générée par la fermeture de la jetée EST est incompatible avec le libre accès aux promeneurs sans risques notoires (j’avais même emporté un plomb grappin de 200g ainsi qu’un hameçon 2/0 monté sur amnésia rouge, histoire de marquer les esprits !). J’ai bien insisté sur le fait qu’il y aura tantôt un accident à déplorer. De plus, l’ambiance au sein-même des pêcheurs devient excecrable : pugilats et réglements de compte commencent à poindre...
Que fait-on alors ? On va jusqu’au bout de la logique sécuritaire et on ferme également la jetée Ouest ?
Réponse de l’interessé : Si on en arrive à de telles extrémités, il faudra réglementer l’accès en accord avec les associations de pêche et ce, afin d’organiser des "créneaux horaires" dédiés à l’utilisation de chacun.
Proposition de faire "badger les pêcheurs" :
Se faire badger, contrôler à l’arrivée et au retour (pas difficile puisque le poste de sécurité existe déjà), en engageant ainsi notre bonne foi et notre volonté de respecter lieux et réglements.
Réponse claire et nette : C’est NON, l’option a été envisagée, mais la responsabilité d’un nouvel accident ne veut pas être prise, même en cas de décharge.
Sentiment de privation de liberté des loisirs :
Il nous reste le surfcasting, mais là encore nous avons insisté que cette technique n’est pas l’apanage de tout à chacun, que ce soit d’un point de vue financier (investissement en matériel spécifique), ou d’un point de vue physique (faut quand-même y aller à la baille !!!).
Que fait-on des anciens qui, pour loisir favori, pêchent depuis ces fameuses jetées, que fait-on des pêcheurs occasionnels qui nous viennent des terres et dont l’attrait touristique est en partie motivé par l’expérience de la pêche en mer ?
Dernier point : Nous sommes capables de nous fédérer et de s’auto-discipliner :
Les associations de pêche existent sur tout le littoral. Elles peuvent se fédérer et créer une synergie revendicatrice tout en donnant l’échange aux autorités, c’est à dire en édictant leurs propres règles disciplinaires, ce qui ne serait rien d’autre que de respecter lieux et réglementation. Toutes ces associations réunies représentent tout de même un nombre conséquent, à ne surtout pas négliger.
Ces deux derniers points ont ouvert "peut-être" (je reste très prudent) un semblant de solution : La voie politique.
De son propre aveu, M.LORIOT a indiqué que si la Mairie mettait les pieds dans cette affaire, l’attitude de la SMBC serait "peut-être" moins intransigante ; mais c’est avant tout, je pense, un transfert de responsabilité.
De plus, à l’horizon 2007, la gestion des ports de Boulogne et Calais sera vraissemblablement transféré au Conseil Régional. Il y aura là une réalité politique qui devra tenir compte des contraintes de ses électeurs. 2007, c’est loin, mais il faut, pour les fonctionnaires de la SMBC, dès à présent préparer l’avenir.
Autre information d’importance : La prochaine fermeture de la jetée Ouest pour cause de travaux et ce, à l’échelle de quelques mois. Elle sera totalement démolie et refaite à neuve, la mauvaise nouvelle, c’est qu’il faut s’attendre à au moins 18 mois de travaux. Si, si, çà fait bien 1 an et demi-2 ans de privation de digue sur le site de Calais...
La "bonne" nouvelle, c’est qu’il sera tenu compte du pb des pêcheurs, on nous propose donc un élargissement de cette jetée, afin de permettre plus facilement cohabitation entre pêcheurs et promeneurs.
Dernière chose : Mes amis usagers des ports de Boulogne et Dunkerque, ATTENTION, cette rigueur réglementaire vous arrive droit dessus. Fermeture de la digue Carnot d’ici peu (pas de précision quand à l’échéance exacte) ; quand au site de Dunkerque, la décision en reviendrait avant tout à M.DELEBAERE, lui aussi soumis à ces impératifs sécuritaires.
A présent, les choses sont claires : il est vital de se fédérer, de faire unir les associations dans un interêt commun : le droit à l’accès aux ouvrages portuaires. Il me semble utile également de joindre les commercants à notre démarche, le poids économique qu’ils représentent est un argument de poids auprès de nos élus qui, apparemment, sont seuls à pouvoir faire évoluer les choses.
Pour conclure le tout, je dirais qu’il faut rester optimiste. M.LORIOT nous a bien confirmé qu’il est l’exécutant, si on lui demande de ré-autoriser l’accès aux pêcheurs, il le fera, à nous de frapper à la bonne porte.
Je me charge de contacter les commercants et les présidents d’association de pêche du secteur de Calais, je vous tiens au courant.
N’hesitez pas à me poser toutes les questions, aux réponses desquelles, j’aurais pu être incomplet.
Bien amicalement, Jef.
Bravo les gars de nous éclairé cars beaucoup d’entre nous ne save pas les demarches que vous effectuez.Apparement nous sommes dans un contexte qui est en train d’eliminer tout pecheur amateur du NORD et du PAS DE CALAIS je dit bien amateur.non pas les federations et associations ?.POURTANT nous sommes DES MILLIERS ! JE ne vais pas répetté cette fameuse phrase /L’union fait la force/.Mais quoi qu’il en soit c’ est bien vraie.ils nous manques le dialogue et un LEADEUR.Cars encore actuellement bon nombre d’entre nous n’y croie pas encore.Un monde de peche sans digue surtout de par chez nous c’est tuer un monde de tradition.ils faut nous unir,fédé ,assos,amateurs,avant de mourir.
bien à vous joel
Salut Xavier,
Avec Henri, nous étions à l’assemblée générale de l’APLD Samedi dernier (nous avons décidé d’y prendre notre licence, la compèt commence à nous chatouiller les doigts...).
Lors de cette réunion, Eric (ELDK) a porté le problème de la circulation sur le Break à la connaissance de tous. Manifestement, beaucoup n’ont que très peu d’informations ; en tout cas, je peux te certifier que l’affaire sera prise à bras le corps, qu’au niveau de l’APLD du moins, il n’est pas question de laisser fermer ces sites sans broncher (dixit M. DECOSTER, vice-président de l’APLD).
Tu vois, à l’issue de cette assemblée, j’ai eu l’impression qu’en fait très peu d’informations étaient parvenues aux oreilles des principaux intéressés ; comme un sentiment d’une certaine volonté "d’étouffer" l’affaire...
Au jour d’aujourd’hui, j’ai contacté M. MAINVIS et BOILY, pdt d’associations de pêche calaisiennes et rencontré les commercants de Calais : Je n’ai pas encore eu de réponse des 2 premiers, quand aux commerçants et autres pêcheurs rencontrés çà et là, chacun y va de sa petite hypothèse, personne ne sait vraiment ce qu’il en est. M. LORIOT nous l’a bien dit : la seule personne entretenue sur la question pêche, c’est Olivier FOLCKE, 15 jours avant nous.
Ca veut bien dire qu’effectivement, le "flou artistique" a, à mon sens, bel et bien été entretenu. N’oubliez pas que les pêcheurs ne sont pas les seules "victimes" de telles restrictions, il y a aussi les plaisanciers, les gens qui nourissent les chats (à Calais), les véliplanchistes, les maquettistes, etc...
Tout celà pour dire qu’il nous faut à présent INFORMER, je suis persuadé qu’il n’y a pas de fatalisme ou de dédain chez les associations ou chez tous les amateurs, il y a surtout un gros manque d’informations .Certains parmi vous ont-ils été entretenus de ces réformes ? Avez-vous vu une quelconque publicité légale nous informant de ces changements à venir ? NON, on nous a mis devant le fait accompli, point final et ce, en espérant que la situation pourisse d’elle-même.
J’affirme donc qu’il nous est possible d’aller contre cette volonté en informant et en unissant les organisations déjà fédérées, à savoir les asso de pêche et aussi les commercants. Demandez à un pêcheur "lambda" s’il se fout de la situation, il vous dira bien sûr que non mais comment faire ? Ce que je veux dire, c’est qu’il ne faut pas céder à la division, car en définitive, nous sommes tous dans le même camp (j’ai l’impression de rédiger un discours politique en ce moment !!!).
Portez le problème à la connaissance de vos élus, allez "gratter" auprès des responsables portuaires, ce sont des fonctionnaires et donc, par définition, des personnes au service du public. Ca devrait nous faire gagner pas mal de temps dans un premier temps.
Amicalement, Jef.
Bonjour à tous,
je pars du principe que les faits précèdent le droit et qu’à force de regarder passer le train, tout le monde se retrouvera dans les parcs de pêche à truite.
Demain, faudrait il adhérer à une association de pêcheurs pour pouvoir pêcher à Dunkerque, à quel prix, dois je préciser que beaucoup de gens aujourd’hui non pas les moyens d’adhérer aux assos faute de moyens. Celle-ci pourrait elles envisager ce problème qui apparemment ne vas pas aller en s’améliorant vue la conjoncture actuelle. La pêche aux bords deviendra t-elle un sport (loisir) de riches au même titre que le golf, l’équitation ou le tennis, à quel rang seront mises nos traditions ?
Il n’est pas trop tard pour lancer une date de réunion à ceux qui seraient prés à réfléchir collectivement aux actions ou démarches à engager.
Cordialement
Jean-Luc
Je pense tout à fait comme toi Roland, d’autant que concilier les heures de loisirs et de famille, les heures des marées, la pique des vers, les bouchons du vendredi soir... c’est pas facile lorsque l’on a un aller et retour de 190km à faire.
Les inscriptions au club (j’étais sur le point de franchir le pas cette année) ne sont pas aisées car il faut se présenter le jour J de l’assemblée générale sinon rien et puis mis à par le côté convivial de chacun, la compétition n’intéresse pas tout le monde. Aujourd’hui aller pêcher au Break c’est prendre le risque d’un PV...une partie de pêche qui commence à coûter .
De mon côté j’ai écris un courrier à M. Jo Dairin, Président du port autonome de Dunkerque afin de connaitre les dispositions côté Break (de St Pol au Clipon) e je n’ai toujours pas de réponse.
Bravo pour toutes ces infos à l’équipe d’opalesurf. A+ JClaude
Salut Xavier,
je n’ai pas le temps de te repondre maintenant. Mais je le ferais sous peu.
Cordialement,
Eric