
M Alain Perret, sous-préfet de Dunkerque a pris connaissance du dossier épineux des eaux chaudes de la centrale nucléaire. « C’est une tradition locale qui a fini par devenir une règle. Pourtant cet endroit s’inscrit dans le respect des règles de sécurité spécifiques. » Pour autant du côté de la sous-préfecture on veut se montrer conciliant. Et aller dans !e sens du projet proposé par la mairie, les plots rétractables, « II faut pourtant un certain équilibre avec la discipline. Mon attitude doit être guidée par la sécurité de la centrale nucléaire où l’on trouve une zone de chevauchement entre le plan Vigipirate et le code ISPS. » D’ailleurs les eaux chaudes ne sont pas les seuls dossiers brûlants du moment. Lundi 17 octobre, une réunion s’est tenue, rue de l’écluse de Bergues, avec toutes les autorités locales. Il s’agissait de réfléchir ensemble au devenir de la digue du Break. « II faut tenir compte de !a situation locale. C’est un site que les Dunkerquois se sont appropriés. Pour eux vivre avec les usines est devenu la norme. » Une concertation avec tous les partenaires va donc être mise en place pour laisser aux Dunkerquois (et autres) une liberté de circulation. « Pourtant, celle-ci doit être réglementée. Tous les véhicules ne doivent pas avoir accès. Caravanes, mobil-home ne doivent pas pouvoir accéder sur la plage. » Le second axe de réflexion se situe au niveau de la baignade. On sait que la digue du Break n’est plus surveillée depuis de nombreuses années, ou alors par à-coups. « II faut que les baigneurs potentiels sachent que c’est à leurs risques et périls. » Des panneaux complets devraient être installés aux deux bouts de la digue, longue d’une dizaine de kilomètres. « Mon souci, c’est de tenir compte des réalités du terrain et des traditions. » Une attitude d’ouverture que tes amoureux de la nature comprendront.
Article paru dans l’édition du "Phare" du jeudi 20 octobre 2005