Bonsoir à tous,
je pense que vous avez sans doute entendu parler du fait que les plages de Boulogne et du Braek étaient interdites à la baignade cette année en raison d’une mauvaise qualité de l’eau. Sur ce point je m’attarderai sur la Digue du Braek que je fréquente assez souvent.
En effet, on peut relever des incohérences : pourquoi le Braek et pas Malo qui sont des plages qui se suivent, la mer n’est pas un lac ( Lapallisse ) et les courants amènent ou emmenent les matières en suspension d’un côté comme de l’autre. Ici on accuse les rejets du canal exutoire, sachant que les courants dominants viennent de l’ouest c’est la plage de Malo qui a plus de souci à se faire.
Bien entendu il ne faut pas porter atteinte aux plages animées et commerçantes, je le conçois, mais qu’on ne vienne pas nous dire que le Braek est plus pollué qu’une plage qui est à quelques kilomètres, c’est toujours la Mer du Nord.
Un autre exemple, les plages du Sud de la France sont de trés bonne qualité pour la plupart. Certes, mais quand les hordes d’estivants viennent gonfler la population locale les stations d’épuration ne peuvent supporter cet apport et tout est rejeté vers la mer, alors c’est pour qui les matières fécales en suspension dans une mer fermée ?
Si vous avez des éléments à apporter ( compléter ou réfuter ce que j’ai écrit ) n’hésitez pas.
Bonsoir à tous,
je constate que le débat sur la qualité des eaux du Braek a permis d’etoffer nos connaissances sur ce site de pêche grâce aux différentes informations que chacun est venu ajouter.
Bien entendu le but de cet article était en quelque sorte de tirer la sonnette d’alarme. En effet, les eaux de baignade pourraient apparaître comme les premisses d’une totale interdiction du site. On pourrait se voir interdire la pratique de la pêche à la crevette ou de la pêche tout simplement, mais on en est pas là, il s’agit d’un effet d’annonce avant l’été comme d’habitude, je pense, j’espère.
Toutefois il ne faut pas être trop alarmiste, peut être que l’an prochain les eaux du Braek seront d’une qualité satisfaisante.
bonsoir a tous il est vraix a chaque fois et tous les ans c la meme chose l eau est polluee je pense ke cela et peut etre du a la floraison de l eau car en allent dimanche a la peche j ai remarquer ke l eau ete charger de micro algues de couleur gris vert ki flottais entre deux eau meme en mettant dix cm d eau dans mon sceau j av du mal a voire travers voila c juste ce ke g remarquer voila c pas pour auten kil fo interdir tous l ete la beignade et entre parentaise sa serer bien k il mette des poubelles le long du break
maintenant il peuvent empecher la baignade et meme l interdir je pense pas ke les gens n irons pas se baigner pour autent et s il doivent verbaliser ba ils on du boulo car le break kan il fais chaud c noir de monde
Bonjour,
La floraison de l’eau est due aux engrais azotés utilisés par les agriculteurs, mais aussi aux élevages de porcs ou de poulets de l’arrière pays. Les substances passent par les watergangs pour aller dans les canaux puis en mer. D’ici quelques années, nous aurons des marées vertes comme en Bretagne. A quand le principe enfin appliqué du polleur payeur ?
Il faut savoir que sur les zones les plus touchées en Bretagne, la plage est nettoyée très tôt le matin pour que les touristes ne se rendent pas trop compte du phénomène... Et si tu voyais les plaques vertes qu’on voit parfois dériver devant Dunkerque...
Très cordialement, Xavier.
Bonsoir,
si je lis le document suivant à la page 3, je vois que toutes les plages du break à Bray Dunes sont en catégorie B.
Communes Points de mesure Classement 2004 Classement 2005 Evolution 2004/2005 BRAY DUNES Le Perroquet B B = BRAY DUNES Poste de secours B B = ZUYDCOOTE Centre Plage B B = LEFFRINCKOUCKE Centre Plage B B = DUNKERQUE Malo Terminus B B = DUNKERQUE Malo centre B B = DUNKERQUE Poste de secours (digue des allies) B B = GRAVELINES Petit fort philippe A A = GRAND FORT PHILIPPE Centre plage A A = DUNKERQUE Plage interdite à la baignade en 2005 Digue du Braek B B = Alors quelle est la différence ?
Il n’y a là aucune information objective (j’ai peut-être mal lu) de ce point de vue là qui demande l’interdiction de la baignade au break plus qu’ailleurs.
Non pas que je sois contre le fait que l’on veuille améliorer la qualité des eaux, la sécurité des baigneurs ...au contraire.
Mais en vertue de quoi la plage du break est montrée du doigt ?
N’est ce pas pour d’autres raisons que pour une question de qualité d’eau ?
Si c’est le cas, pourquoi nous présenter l’interdiction à la baignade de la plage du Break comme la conséquence d’une eau de mauvaise qualité ?
La présentation des résultats dans la presse régionale prêtait à confusion.
Pour ma part, je continuerai à pêcher tant que cela sera possible en ne craignant pas d’être malade. En tout cas pas plus qu’ailleurs ...
Cordialement,
Eric
Bonjour Matt, Tu as raison, ceci est complétement irréaliste, surtout si on accuse le canal exutoire ! Cependant il est à noter deux points :
Les courants changent à chaque marée, c’est la renverse bien connue des pêcheurs en bateau. Le bateau se met à changer d’orientation et tourne ainsi pour se repositionner en exact sens inverse de ce qu’il était une heure plus tôt. Il est donc possible qu’une partie des rejets du canal exutoire parte vers le Break.
Il y a une accumulation sédimentaire sur le break provoquée par l’orientation de la jetée de St Pol qui bloque le transit littoral vers la Belgique, tandis que par un effet inverse, la plage de Malo se creuse (j’ai étudié ça à la fac dans une autre vie). Il est donc possible d’avoir aussi une accumulation de polluants à cet endroit. Soit un retour des polluants de l’exutoire avec la renverse de marée (partent vers l’ouest puis reviennent vers l’est) ou plus probablement, des polluants issus du pourt ouest et de la zone industrialo portuaire de Calais à 30 km de là.
Néanmoins, il est impensable que la plage de Malo ne soit pas touchée également. Mais il n’y a pas de commerçants fixes sur le Break...
Cordialement, Xavier.
Bonjour,
J’ajoute ci-dessous les infos trouvées sur le site de l’agence de l’eau française.
La qualité des eaux de baignade L’eau de baignade de chaque plage est contrôlée par la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS) qui effectue de deux à quatre prélèvements par mois, de mai à octobre. Les contrôles répétés permettent de détecter les germes témoins de la contamination fécale (escherichia coli et streptocoques fécaux). Les résultats des analyses microbiologiques donnent lieu au classement des plages en catégories (A, B, C ou D), suivant le niveau de contamination par les germes. Les maires des communes concernées sont alors tenus d’afficher leur classement à proximité des lieux de baignade.
| NIVEAUX | REGLES DE CLASSEMENT |
| Niveau A "eau de bonne qualité" | Escherichia coli Au moins 80% des analyses respectent le niveau guide et au moins 90% respectent le niveau impératif Streptocoques fécaux (nombre/100ml) au moins 90% des analyses respectent le niveau guide |
| Niveau B "eau de qualité moyenne" | Escherichia coli Au moins 95% des analyses respectent le niveau impératif |
| Niveau C "eau pouvant être momentanément polluée" | Escherichia coli Entre 5 et 33% des analyses ne respectent pas le niveau impératif |
| Niveau E "eau de mauvaise qualité" | Escherichia coli Plus de 33% des analyses ne respectent pas le niveau impératif |
Et sur le site de la prefecture de l’ain :
PRINCIPES GENERAUX LE CONTEXTE REGLEMENTAIRE La directive n° 75-160 CEE du 8 décembre 1999 a établi des normes de qualité pour les eaux de baignade. Le décret n° 81-324 du 7 avril 1981 modifié par le décret n° 91-980 du 20 septembre 1991 a transcrit en droit français les dispositions de cette directive.
LES POINTS DE SURVEILLANCE Le contrôle sanitaire réalisé par les agents du pôle "Santé-Environnement" de la D.D.A.S.S., porte sur l’ensemble des zones de baignades qui n’ont pas fait l’objet d’une interdiction permanente, portée à la connaissance du public et qui sont habituellement fréquentées, qu’elles soient aménagées ou non. Les points de surveillance sont choisis en fonction de l’importance de la fréquentation, de la nature des lieux et des aménagements et des risques particuliers de pollution pouvant exister.
LES PRELEVEMENTS Ils sont au minimum bimensuels et analysés par un laboratoire agréé.
LES PARAMETRES SUIVIS Les analyses bactériologiques portent sur la recherche des Escherichia coli (coliformes fécaux), des streptocoques fécaux et les coliformes totaux. Ces germes microbiens dits "témoins de contamination fécale" ne constituent pas en eux-mêmes un danger pour les baigneurs, mais indiquent la présence probable de germes pathogènes dangereux pour l’homme.
Les paramètres physico-chimiques, comme les huiles minérales, les substances tensioactives (mousses) et phénols, la transparence et les matières flottantes, font l’objet d’un contrôle visuel par le préleveur.
Le pH et la température de l’air et de l’eau sont également mesurés.
INTERPRETATION DES RESULTATS En cours de saison, chaque résultat d’analyses est interprété par la D.D.A.S.S. par rapport aux normes de qualité définies en annexe I du décret du 7 avril 1981 modifié. Les résultats et leur interprétation sanitaire sont ensuite transmis aux maires et exploitants de baignades qui doivent obligatoirement les porter à la connaissance du public par voie d’affichage.
Les normes font référence à des nombres guides ( qu’il est souhaitable de ne pas dépasser) et des nombres impératifs (qui ne doivent pas être dépassés).
Le décret du 7 avril 1981 modifié prévoit que les eaux de baignades sont réputées conformes si 95 % des résultats sont conformes aux nombres impératifs.
En fin de saison, chaque baignade est classée selon des critères nationaux.
Ainsi 4 catégories sont distinguées pour la qualité des eaux de baignades :
A - Eau de bonne qualité
Pour ces eaux :
au moins 80 % des résultats en Eschérichia coli et en coliformes totaux sont inférieurs ou égaux au nombre guide (100 par 100 ml et 500 pour 100 ml),
au moins 95 % des résultats en Escherichia coli et en coliformes totaux sont inférieurs ou égaux au nombre impératif (2000 par 100 ml et 10000 par 100 ml),
au moins 90 % des résultats en streptocoques fécaux sont inférieurs ou égaux au nombre guide (100 par ml).
En pratique, lorsque sont effectués 5 ou 6 prélèvements durant la saison estivale, une eau de baignade pourra être classée en A si, au maximum, un prélèvement montre des résultats en Escherichia coli ou en coliformes totaux supérieurs aux valeurs guides (tout en étant inférieurs aux valeurs impératives).
B - Eau de qualité moyenne
L’eau est de qualité moyenne lorsque le nombre impératif pour les Escherichia coli (2000 par 100 ml) et pour les coliformes totaux (10000/100ml) est respecté dans au moins 95 % des prélèvements, les conditions relatives aux nombres guides n’étant pas, en tout ou partie, vérifiées.
En pratique, tous les résultats des prélèvements respectent les valeurs impératives.
C - Eau pouvant être momentanément polluée
L’eau des points de surveillance pour lesquels la fréquence de dépassement du nombre impératif pour les Escherichia coli ou les coliformes totaux est comprise entre 5 % et 33 % est considérée comme pouvant être momentanément polluée.
Il est important de noter qu’un seul dépassement en nombre impératif en Eschérichia coli ou en coliforme totaux suffit pour entraîner le classement de la zone de baignade en catégorie C ( le nombre de prélèvement étant inférieur à 20).
D - Eau de mauvaise qualité
Lorsque les prélèvements montrent un dépassement en nombre impératif pour le paramètre Eschérichia coli ou le paramètre coliforme totaux au moins une fois sur trois, la baignade correspondante est considérée comme de mauvaise qualité. Les zones classées en catégorie D doivent être interdites à la baignade, sauf s’il est prouvé que des mesures curatives suffisantes ont été mises en place.
Eh ben moi j’aurais honte de mettre un tel texte en ligne quand on voit la maniere suivant laquelle sont determinés les parametres physico-chimiques on peut se poser des questions sur le reste...
Il fait comment le preleveur pour faire son test visuel quand il y a des vagues qui bien evidement levent du sable et donc trouble l’eau, j’ai deja assisté au prelevement le gars rentre dans l’eau sur une profondeur d’une botte pas plus si toute la "merde", a été ramené par le vent, c’est réaliste sa mesure ? soyons serieux à ce moment là il a qu’à utiliser son stylo et marquer ce qu’il veut.
Je fais regulierement des analyses sur les eaux si on pouvait doser les phenols à l’oeil y a longtemps que je le saurais, ça m’irrite vraiment de lire de telle chose sur un texte officiel je voudrais bien savoir ce qu’en pense un inspecteur de la DRIRE de cette façon de proceder.
pour le break, c’est surtout la qualité de l’air qui m’inquiete quand j’y peche par des vents de sud (les fumées vont alors vers la mer et des fois cela devient tres désagreable à respirer).
Fred
Avant toute chose je tiens à rappeler que c’est une pollution biologique qui est à l’origine de l’interdiction et plus particulierement la presence de traces d’excrements revelés dans les analyses d’eau ! ! !.
L’interdiction de baignade est egalement du aux analyses hors normes des années précedentes parce qu’il faut 3 années consecutives avec des analyses conformes à la législations pour recuperer l’autorisation de baignade.
De toute façon ces analyses ne veulent pas dire grand chose parce que l’on considere un prelevement ponctuel et pas un echantillon moyen prelever sur plusieurs jours.
C’est pareil que pour une prise de sang on vous preleve un joli ponctuel sur lequel on fait les analyses il suffit d’avoir modifier ces habitudes (alimentation, boissons...) durant les jours précedents le prelevement pour modifier de façon significave le resultat de l’analyse.